Festival Ravenna 2006 à Meknes (17/07/06 à la place lhdim)

· A l’occasion du concert Ravenna sur la place Lahdim

· Des soirées animées, par le maestro Ricardo Muti, et des artistes marocains Lundi dernier, la capitale ismaïlienne a vibré aux rythmes italiens. C’était lors du concert Ravenna de musique classique donné sur la Place Lahdim. Organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et du président de la République italienne, Giogio Napolitano, le festival Ravenna a rendu un vibrant hommage aux relations maroco-italiennes. Sous le signe de la paix, cette manifestation est une véritable occasion pour promouvoir et consolider l’amitié entre le Maroc et l’Italie. Créer une mixité culturelle et développer des projets communs figurent également parmi les objectifs des organisateurs. Lesquels ont fait appel au maestro Ricardo Muti pour redonner vie à la Place Lahdim comme il l’a bien réussi à Sarajevo en 1997. C’était juste après la fin de la guerre, quand Muti en compagnie de l’Orchestre Philharmonique de la Scala créa un pont imaginaire dédié à la paix. L’objectif était de redonner de l’espoir à Sarajevo secouée et détruite par des événements tragiques.
A Meknès, le contexte est différent. Il engage la pérennisation des relations fraternelles qui existent entre les deux pays. L’unité du style de cette ville a offert un meilleur cadre pour fêter la qualité des liens. Il lui a conféré un charme indéniable, auquel s’ajoute la beauté des paysages qui l’entourent.
La délégation italienne -plus de 400 personnes- qui a fait le déplacement pour l’occasion a été touchée par la qualité de l’accueil qui lui a été réservé. Outre les membres de l’orchestre et du chœur, des politiques, des artistes et des hommes d’affaires italiens étaient de la partie. Muti et l’orchestre qui l’accompagne ont interprété la symphonie “Forza del destino”. Création du grand musicien Giuseppe Verdi, cette symphonie est, pour les mélomanes, l’une des meilleures interprétations qui ont marqué les XIXe et XXe siècles.
L’interpréter aujourd’hui à Meknès cela a une grande signification. Surtout que l’oeuvre de Moulay Ismaïl avait un immense écho en Orient et en Europe, à la cour de France notamment, auprès du roi Louis XIV.
En tout cas, la ville profitera certainement de la couverture médiatique du festival Ravenna. Plusieurs journalistes italiens de différents médias ont fait le déplacement rien que pour le concert d’hier. D’autres, à l’instar de l’équipe de télévision de la Rai, ont réalisé des reportages sur place. Selon les organisateurs, les retombées presse se chiffrent déjà à des millions de DH. C’est une véritable opération de promotion pour Meknès, longtemps à l’ombre.
Reste à signaler qu’à côté des fabuleux monuments comme le palais Dar El Makhzen, la Mosquée Sidi Saïd, Bab El Berdaïne, Bab El Khémis, Bab El Mansour, Bab Jemâa En-Nouar, le Mausolée Moulay Ismaïl et la Kouba El Khayatine, Meknès offre une vue impressionnante sur le bassin de l’Agdal. Hassan Aourid, le wali, entend mettre en valeur ces lieux hautement symboliques.
Par ailleurs, la ville invite aussi ses touristes à partager la fraîcheur de ses somptueux jardins.Youness SAAD ALAMI

l’économiste