Les 14 accusés dont huit élèves poursuivis en état d’arrestation dans l’affaire des fuites des examens, pour détournement frauduleux d’épreuves d’examens, corruption, divulgation de secret professionnel, complicité et fraude à l’examen, en vertu des articles 129, 241 et 248 du code pénal et des articles 1 et 2 du Dahir du 25-06-58 organisant les examens, ont tous écopé de peines de prison ferme.

En effet, le tribunal de première instance de Meknès a rendu son verdict le vendredi 25-08-2006 : trois ans d’emprisonnement ferme pour les principaux accusés, Mohammed Khatat et Abderrahim Chaouri assortis de 5000 dirhams d’amende, deux années d’incarcération pour la dénommée Touria B. Un an d’emprisonnement ferme pour Mina et Mohammed B. Six mois fermes pour Ali N. et quatre mois fermes pour les autres condamnés, Meryem, Samira, Majda, Mohammed, Kamal, Bouchta, Zhour et Ayoub.

Notons qu’au moment des faits, l’enquête a été ouverte par les éléments de la police judiciaire suite à une lettre du Wali de la région Meknès-Tafilalet datée du 10-06-2006 ordonnant une enquête sur la fuite de certaines épreuves du bac, session juin 2006. En effet au lieu de s’adresser directement aux autorités judiciaires compétentes, l’ex-directeur de l’Académie avait préféré saisir le Wali. Une semaine après, un communiqué émanant du Parquet de Meknès a dévoilé l’identité des présumés coupables : les dénommés Abderrahim Chaouri et Mohammed Khatat, respectivement agent de service chargé de l’impression au sein de l’Académie de l’éducation et de la formation de Meknès-Tafilalet et agent d’exécution dans le même établissement, impliqués d’une façon directe dans les actes criminels relatifs aux fuites de certaines épreuves de la deuxième année du Baccalauréat, les deux sœurs Touria et Amina Bowissan et Ali Nouâmane qui ont procédé à la communication des épreuves à des élèves moyennant de l’argent et la dénommée Zhor Bensaken pour avoir accepté de payer pour se procurer des épreuves pour sa fille, candidate libre au bac.

Huit élèves impliqués dans cette affaire, ajoutait le communiqué du Parquet de Meknès, à l’époque, avaient été arrêtés.

C’est Abderrahim Chaouri, technicien chargé de l’impression, qui a pu, la nuit, de sa chambre à coucher, communiquer les épreuves à l’agent de service, Mohammed Khatat. Ce dernier, avec d’autres complices, s’est chargé de la de la diffusion etde la vente des épreuves.

Coté sanctions administratives, le directeur de l’Académie, M. Ahmed Haddachi, a été démis de ses fonctions, d’autres cadres de l’Académie ont été aussi sanctionnés. Les sanctions pénales viennent de tomber avec le verdict du tribunal

l’opinion h.b.