Nous ne mettons pas en doute le professionnalisme des responsables des services du HCP qui nous ont concocté un taux de chômage de 7,7 %, mais nous sommes toutefois fort sceptiques et étonnés par un taux aussi bon…la suite de l’article>>>

Les statisticiens du HCP ont fait faire au pays un formidable bond en avant avec leur taux de chômage aussi bas bien meilleur que ceux de la France, de l¹Allemagne, de l¹Espagne et des Etats d¹Europe centrale membres de l¹Union européenne !
Puisque nous ne sommes pas loin du plein emploi, bravo messieurs ! 
Nous nous permettons, tout de même, de contester ce chiffre du chômage du moins dans notre région Meknès-Tafilalet où le nombre de sans emploi reste très élevé et s¹aggrave d¹année en année,
Le chômage, en particulier celui des jeunes diplômés ou non, ne cesse d¹être préoccupant dans l¹ensemble de la région et jusqu¹ici aucune initiative n¹est venue infléchir sa courbe ascendante,
Le taux de chômage annoncé par le HCP et l¹amère réalité vécue par la population semblent très divergents, aussi les chiffres avancés par les statisticiens officiels devraient-ils être précédés d¹études approfondies pour êtres crédibles et ne pas donner de faux de faux espoirs,
Nous ne connaissons pas les critères et les paramètres utilisés-t-on comme des emplois des occupation comme celles de cireurs, de bonnes à 300 ou 400 DHS de salaire mensuel, de vendeurs ambulants qui commercialisent quelques kilogrammes de légumes pour un montant à l¹achat de quelques dizaines de dirhams, d¹ouvriers occasionnels qui travaillent deux ou trois mois par an en fonction de la conjoncture etc ?
Du fait qu¹il n¹existe, jusqu¹ici, qu¹une seule source d¹information et elle est administrative, il faut qu¹elle soit crédible et refléter autant que faire se peut la réalité,
En souhaitant que le pays avance de manière significative dans la lutte contre le fléau du chômage, il serait souhaitable de créer une structure indépendante pour la réalisation , en parallèle avec l¹organisme officiel, des statistiques dans les domaines économiques et sociaux,

Abou Kamal