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Le rôle des médias dans l’accompagnement des changements que connaît le Maroc et leurs mission dans l’impulsion de la dynamique de développent ont été, samedi, au centre des débats d’une journée d’étude sur «  »la couverture médiatique du crime au Maroc » ». Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, organisée par l’université Moulay Ismail en partenariat avec le barreau de Meknès, le wali de la région Meknès-Tafilalet, M. Hassan Aourid a mis l’accent sur la mission qui incombe aux médias dans une société moderniste et démocratique.

Il a ajouté qu’en dépit de certains dérapages, les médias constituent «  »le miroir de la société et de l’administration » », appelant à un traitement professionnel et responsable de l’information. 

M. Aourid a souligné l’impact de l’information sur les jugements et la vie du citoyen, plaidant pour le respect de la déontologie de la profession et une formation journalistique en matière juridique pour un traitement journalistique objectif du crime. 

Dans une déclaration à la MAP, l’ancien bâtonnier du barreau de Meknès, M. Abdelouahed Ansari a souligné l’importance de cette rencontre qui vise à sensibiliser à la nécessité d’un traitement objectif et professionnel de l’information concernant les crimes vu leur impact sur la vie des citoyens et sur la société. Il a relevé la nécessité de garantir le droit à l’information, à travers la mise à la disposition des médias des chargés de communication, dont le rôle est avant tout d’informer. 

Le président de l’université Moulay Ismail de Meknès, M. Mohammed Ramez Benabdellah, a mis l’accent sur le rôle de l’université dans l’activation de la vie culturelle, relevant l’importance du thème de cette rencontre eu égard à ses répercussions sur la vie quotidienne des citoyens. 

L’ouverture que connaît le pays sur le plan des libertés publiques, particulièrement la liberté d’expression est «  »entachée par certains dérapages et dépassements » », a-t-il regretté. 

De son côté, M. Habib Benhalima, bâtonnier du barreau de Meknès a notamment insisté sur la nécessité de veiller au respect des lois en vigueur tout en garantissant le droit à l’information. 

Les autres intervenants ont rappelé les amendements introduits au code de la presse, soulignant le rôle du quatrième pouvoir dans l’accompagnement du progrès démocratique que connaît le pays. Ils ont aussi donné un aperçu historique sur le développement du traitement de l’information judiciaire, relevant la nécessité de la moralisation de la profession à travers la garantie d’une formation continue notamment en matière juridique. 

Les participants à cette rencontre ont également débattu de thèmes relatifs au cadre juridique de la couverture médiatique du crime, au droit à l’information, aux exigences de l’enquête judiciaire, l’impact de la couverture médiatique sur l’auteur du crime et la victime et à l’approche médiatique du crime et ses répercussions aux niveaux social et culturel, ainsi qu’à la présomption d’innocence.

 Source : MAP