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Plus de 600 exposants issus de 20 pays et plus de 400.000 visiteurs attendus Les préparatifs du 2ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc, prévue dans la capitale ismaïlienne du 19 au 24 avril 2007, ont été au centre d’une réunion tenue au siège du conseil régional Meknès-Tafilalet le lundi 01 janvier courant sous la présidence du wali de la région M.Hassan Aourid.

Ont pris part à cette réunion MM. Jawad Chami, commissaire au salon, Said Chabaatou, président du conseil régional, Aboubaker Belkora, président du conseil de la ville, des élus et des représentants des services extérieurs, en présence des représentants des médias. 

S’exprimant à cette occasion, M. Hassan Aourid s’est félicité de la réussite de la première édition grâce au concours de toutes les potentialités de la ville et surtout grâce à la Sollicitude Royale.  

Le wali a, à cet égard, rappelé les grands axes de réflexion voulus par le Souverain et concernant notamment la problématique de la rationalisation de l’utilisation de l’eau et la politique agricole nationale. 

Le Salon international de l’agriculture vise à consacrer la dimension régionale du développement, à travers une participation accrue de toutes les régions à cette rencontre, a rappelé le wali, exprimant le souhait de voir la prochaine édition du salon couronnée de succès en passant de la phase de mobilisation axée sur une volonté ambitieuse à une phase de professionnalisation et de précision. Il a, à ce propos, insisté sur la nécessité d’y impliquer l’ensemble des intervenants pour faire de cet évènement un moteur du secteur agricole et de développement régional. 

Dans cette optique, le wali a exhorté les élus à oeuvrer pour réunir les conditions nécessaires pour réussir cette manifestation organisée sous la présidence effective de Sa Majesté le Roi. 

 De son côté, M.Jawad Chami a souligné l’importance de la tenue de la deuxième édition dans la perspective de lui  » doter d’une certaine indépendance en matière d’organisation » dans les années à venir, et de faire en sorte que les régions aient un rôle prépondérant dans l’organisation de ce genre de rencontres. 

Plus de 600 exposants représentant 20 pays ainsi que près de 400.000 visiteurs sont attendus à cette deuxième édition du Salon international de l’agriculture, qui se tiendra, selon le commissaire au Salon, sur une superficie de 12 hectares au site historique de Sahrij Souani, un site, qui fut une grande prouesse technique et architecturale de son époque, Hri Souani ou bassin de l’Agdal aménagé sur les ordres du sultan Moulay Ismail pour irriguer les jardins royaux et constituer une réserve d’eau en cas de siège ou de sécheresse. 

En plus des pôles de la dernière édition, deux autres pôles, à savoir la recherche scientifique et la formation et le tourisme rural seront à l’honneur. 

Notons que l’organisation du Salon International de l’Agriculture au Maroc répond à un vœu Royal. En effet lors de la visite Royale du 19 au 25 septembre dans la cité ismaïlienne pour le lancement du projet oléicole dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), Sa Majesté avait donné ses Hautes Directives pour l’organisation d’un salon agricole polyvalent annuel dans la ville de Meknès. Cette décision Royale confirme l’importance stratégique accordée par le Souverain au secteur agricole dont la rationalisation pourrait en faire un levier d’intégration par l’emploi. 

Cette manifestation, selon tous les professionnels du monde agricole, est une opportunité pour mécaniser et faire évoluer notre agriculture. Le secteur agricole nécessite un effort d’adaptation et de mise à niveau pour l’intégration dans son environnement économique national et international. 

Cet effort consiste à mettre en place des instruments nécessaires pour l’émergence d’une agriculture productive, diversifiée et compétitive en termes de prix et de qualité. L’organisation de ce salon qui touche des secteurs aussi variés (production agricole, élevage, machinisme agricole, gestion de l’eau, forêt, chasse…) ne manquera pas de donner une impulsion aussi bien au secteur agricole, vitale pour l’économie nationale, qu’à la région de Meknès-Tafilalet eu égard à sa vocation agricole et ses potentialités naturelles. 

En effet, le Salon vise à créer un espace privilégié de rencontres périodiques et d’échange entre les différents opérateurs du monde agricole afin de s’informer, partager et apprécier les progrès techniques et technologiques en matière de production et de valorisation des produits agricoles. Il vise également la promotion de l’agriculture marocaine à travers l’exposition de produits agricoles variés tout en faisant connaître et valoriser les spécificités agricoles des régions du pays, la création de conditions favorables pour le développement de partenariat entre les différents acteurs nationaux et étrangers intervenant dans les différentes filières agricoles, et une opportunité d’innovation et de transfert de technologie. 

Le choix de Meknès pour abriter le salon international de l’agriculture du Maroc s’explique notamment sa vocation agricole avérée, ses potentialités touristiques et son histoire millénaire. 

Espace incontournable, le pôle région qui ambitionne de faire connaître le Maroc à travers les produits agricoles de ses régions, offre un grand éventail de produits frais et de première transformation, se veut une vitrine par excellence du patrimoine gustatif du Maroc. Cet espace sera, comme pour la première édition, un kaléidoscope des potentialités du Royaume, mosaïque de paysages, de climats, de traditions, de cultures et d’arts. Chaque Région offrira au visiteur une image qui valorisera, fera mieux connaître la promotion des produits du terroir, des innovations, des expériences réussies, des initiatives performantes et des richesses touristiques et artistiques. De part leur position, leurs diversités géographiques et climatiques, chaque Région a un cachet et des spécificités propres qu’elle mettra en avant. Authenticité et modernité vont de pair. Une plongée de découverte et d’appréciation au cœur des 16 Régions du Royaume. 

Au moment où l’agriculture et le monde rural connaissent de vraies difficultés inhérentes au déficit hydrique devenu une donnée structurale, l’opportunité d’une réflexion sur la politique agricole et les cultures de substitution, peu consommatrices d’eau , se pose avec acuité. 

Hassan BENMAHMOUD